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Le 12 mai 2010

Tempo 2010... Première !

La nuit est tombée et la foule envahie le parc du 20 décembre de Saint Leu. Le Tempo est donné de suite par la « dream team » du Ker Faya Sound System. Le son est roots, puissant et les galettes vinyles s’enchainent avec précisions.

Arrive l’heure d’ouverture pour la première soirée de concerts de cette édition 2010 du Festival, c’est la récente formation Shazam qui se lance. Dès les premières notes, on sent le public un peu désorienté face à cette musique qui vous plonge dans un univers baroque. Il émane quand même une touche certaine de Lo Griyo, un savoir faire que l’on reconnait déjà comme une référence. Et ti pa ti pa, nous voilà embarqué dans cette fusion de vieux standards, nous offrant le voyage dans un lointain Maghreb ou bien encore dans les contrées Afghanes. Un très beau répertoire habillement arrangé et fortement pimenté par de superbe solo de chacun des protagonistes. Une très bonne entrée en matière pour Leu Tempo et une envie immédiate d’en avoir encore plus…



> Voir la vidéo de SHAZAM ici

Le temps de se frayer un chemin jusqu’au bar pour se rafraichir, en écoutant
de bon vieux riddims old school, savamment balancés par Vince et ses acolytes…
…et c’est au tour du groupe Jaboticaba d’entré en scène. Pour ceux qui les connaissent déjà depuis un moment, on voit de suite que quelque chose s’est passé. Le nouveau Jaboticaba est arrivé ? Toujours est-il que le son en façade est massif, la voix de Virginie profonde et maitrisée, qu’elle nous offre même un jeu de scène très sensuel, l’ensemble a vraiment de la gueule. Les chansons s’enchainent et plus on avance dans le spectacle, plus il est difficile de ne pas succomber aux charmes de leurs musiques. On passe d’un registre de chansons folk rock, à un paysage jazz « New Orleans » sans broncher, en se laissant prendre au jeu de cette joyeuse harmonie.
On comprend que le groupe a atteint un nouveau stade dans son développement. Une chose est sûr il communique un vrai plaisir quand il foule les planches et il n’y a pas moyen, c’est réciproque. Une grande dose de bonheur partagée…



> Voir la vidéo de JABOTICABA ici

Vivement ce soir, pour vivre la deuxième partie des événements musicaux du Festival Saint Leusien, avec au menu un Duo de Natiembé, suivi d’un Mounawar comme toujours servi bien chaud !
A demain pour lire la suite de ce Festival pas tout à fait pareil…

G.P.

SHAZAM : Kaina ZAIMEN, Nicolas MAILLET (clarinette, flûte), Luc JOLY (Saxophones), Sami PAGEAUX WARO (Batterie, Percussions) & Brice NAUROY (Ingé Son).

JABOTICABA : Virginie MARIE-LOUISE (voix, chœurs), Julien BARNOIN (guitare), Nicolas MAILLET (clarinette, flûte), FEVER (batterie) & Yann COSTA (Ingé Son).

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Le 30 avril 2010

Séga Maloya à la Cité

Paris, 24 avril 2010.
Au programme, une grande célébration de la musique réunionnaise, c´est parti pour plus de 5 heures de rythmes enivrants ! Ca démarre très fort avec les Tambours Sacrés de la Réunion qui se produisent sur le parvis de la Villette. Héritage des temples tamouls indiens, cette tradition musicale a disparu de sa terre d´origine mais a heureusement été sauvegardée à la Réunion. Le volume sonore est stupéfiant, on doit les entendre à 2 kilomètres à la ronde !
La sécurité du Parc de la Villette flippe en voyant les braises destinées à chauffer la peau des tambours, mais après quelques explications, la démonstration reprend de plus belle. Suivie par les badauds, la troupe entame ensuite une procession chorégraphique vers le hall de la Cité... final en transe avec une amplitude sonore décuplée par l´acoustique cathédralesque !

Pour se remettre de nos émotions avant la grande messe maloya qui débute à 20 h, rien ne vaut un bon sauté mines déniché dans le quartier... il fait toujours aussi beau, quelques degrés de plus et on se croirait presque sur l´île...

Le ventre bien rempli, il est grand temps de recevoir à "mangé pour le coeur" ! . Direction la salle des concerts pour plus de deux heures de maloya. Un théâtre superbe avec installations tip top, ça promet d´être chaud. La salle est quasi pleine, le public attend sagement assis sur les fauteuils. M´est d´avis qu´on va pas rester assis longtemps, pas possible d´écouter du maloya dans ces conditions, et tant pis pour les quelques grincheux qui nous feront signe de nous asseoir !
Urbain Philéas ouvre le bal, accompagné de 7 musiciens de la famille Lélé. "Komen il éééééé ??!!!". C´est encore un peu tiède dans la salle, mais bientôt le devant de la scène est envahi de danseurs, portés par l´énergie intense qui arrive du groupe. Certains morceaux sont enrichis par la participation des Tambours Sacrés, le répertoire oscille entre compositions inédites et standards du regretté Granmoun Lélé. Le set s´achève justement sur "Soleye", un marmay (5 ans à peine...) s´installe derrière un tambour, belle image d´une tradition qui va de générations en générations, final en apothéose...


C´est l´heure de l´entr´acte avant de retrouver le maloya de Gramoun Sello qui a la lourde tâche de remplacer Firmin Viry, empêché à la dernière minute. Mission largement accomplie ! Un concert sans relâche par un vétéran du maloya traditionnel, Gramoun Sello est indiscutablement un grand parmi les grands. Le public est massé devant lui et danse, partout les yeux brillent de joie. Tout de blanc vêtu, Gramoun Sello harangue le public, soutenu par des musiciens qui connaissent toutes les ficelles du maloya (mention spéciale à Laurent Dalleau : le voir chatouiller ses congas est un spectacle à lui tout seul !)


Ca vous a plu hein ? Vous en voulez encore ? On est pas fatigués et c´est pas fini... A peine sortis de la salle, retour dans le hall de la Cité : "Tonton" René Lacaille et son orchestre familial l´a paré décor pour tit bal Sam´di ! Dans ce grand hall de béton au bal la poussière zot´ l´est invités ! L´orchestre y envoie séga, maloya, rythmes sud-américains, tout le monde y danse séga, Zoreil aussi dans le tas ! René quitte un moment la scène pour laisser ses musiciens entamer un "Rest´la maloya" de toute beauté. J´ai encore assez de réflexes pour sortir mon minuscule appareil photo et immortaliser ce moment, excusez le son précaire et les images qui vibrent, c´est l´émotion ! Derrière moi, une belle inconnue accompagne toute la chanson de sa voix, l´émotion est palpable... On voudrait que ça dure toute la nuit, malheureusement les organisateurs nous ramènent à la réalité... tout a une fin, c´est l´heure de rentrer, snif... On murmure que Firmin Viry pourrait revenir faire un concert ici... Ah oui, ça serait bien...

Le lendemain, Mayotte est à l´honneur et la famille Lélé est programmée dans le Maine-Et-Loire... Appel aux programmateurs de métropole : le maloya on aime ça !
Tahitiansunset

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Le 25 janvier 2010

Umqombothi Kabar

« Quand la Pantsula rencontre le Maloya »
Via Katlehong (Afrique du Sud) / Lindigo (Réunion)
Résidence de création – 1ère étape - Centre de Moringue de Sainte Suzanne

Dix sept artistes, se retrouvent chaque jour à Sainte Suzanne pour créer un spectacle inédit où la danse sud africaine « pantsula » rencontre le maloya.
Du 11 janvier au 29 janvier 2010, les lundis, mardis, jeudi de 9 à 12h et d e14h à 17h, les mercredis de 14h à 17h, les vendredi de 9h à 12h. Restitution publique vendredi 29 après midi.

Depuis ce lundi 10 janvier, le Centre de Moringue de la Marine accueille la première résidence artistique du spectacle UMQOMBOTHI KABAR. Ce spectacle dont la création est soutenue et programmée pour le mois de mai 2010 au Théâtre de l’Onde et au Parc de La Villette rassemblera dix sept artistes, neuf danseurs de la Compagnie internationale sud africaine VIA KATLEHONG et huit musiciens réunionnais du groupe LINDIGO. Ce projet musical et chorégraphique de coopération régionale artistique initié en octobre 2008 au sein de l’opération « I LOVE JOZI » à Saint Leu puis au mois de mai 2009 à l’occasion de l’opération « Saison réunionnaise en Afrique du Sud » à Johannesburg mettra en scène pour la première fois musique maloya et danse Pantsula. C’est aussi la rencontre de deux histoires fortes du peuple noir qui ont traversé tour à tour l’oppression et dont les expressions artistiques appelées sur ce projet en furent à un moment l’exutoire et une forme de libération.

Ce projet est coproduit par le Séchoir, le Kabardock, l’Institut français d’Afrique du Sud, le Parc de La Villette, le Théâtre de l’Onde, est soutenu par le Département, la Région, la Drac et le Fonds pour la coopération régionale. Production déléguée Damien Valette & JLLJ’s prod.

En savoir + sur Lindigo

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Le 08 janvier 2010

Lacaille Academy

Qu´ont en commun René Lacaille, Benjamin Biolay, La Grande Sophie et Tinariwen ?

Ils font tous partie de la cuvée 2010 de la prestigieuse Académie Charles Cros qui proclame les Grand Prix du Disque depuis 1948 !

L´année commence donc bien pour la musique réunionnaise !
René Lacaille nous avait gâté avec "Cordéon Kaméléon", son dernier album où il croise les lames de son accordéon nomade avec un casting d´amis musiciens.

Un grand bravo au roi René et à tous ses dalons !

En savoir + sur René Lacaille

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Le 11 décembre 2009

Carte postale d´Australie

Toguna style !
Toguna était donc invité par le AWME festival à Melbourne, qui est un festival /salon où de nombreux professionnels australiens sont invités. On a joué le samedi 21 nov dans une salle pleine avec le très bon groupe australien Blue King Brown.
Bon concert , très bonne réaction du public qui sur la fin était à fond avec nous... Particulièrement sur les chansons où la slide guitare est accompagnée du rouleur et du kayamb !
Beaucoup de demande de cd à la fin du concert quand on a traversé la salle, les retombées pro étant dans un premier temps plus difficile à estimer...
On attend la suite.

Toguna en Australie

Les connexions avec les autres groupes australiens ont été très riches et nombreuses, surtout la semaine après le festival, on a été invité à chanter tous les soirs par les artistes qui se produisaient dans diverses salles de Melbourne, puis aussi beaucoup de sessions acoustiques hors scène...( entre autres avec Blue King Brown, Dallas Frasca, Saritah, Grace Barbe, Matt Witney, ...) personne ne connaissait la Réunion, on a donc encore une fois représenté notre ile, sa culture, ses artistes avec plaisir !
Tous les artistes ont promis de venir nous rendre visite ici...

C´est un grand pays, avec beaucoup de festivals, il y a donc de belles possibilités pour un groupe réunionnais la bas; Le but étant de créer un véritable pont entre les 2 iles...
Le premier contact a été très bon, on devrait y retourner assez vite, on l´espère.

Toguna en Australie

En savoir + sur Toguna

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Le 28 septembre 2009

Manapany, Ti Coin Charmant

Avec un temps plus clément, le Manapany Surf Festival a fini en beauté.
Fin de la 9ème édition du festival du sud sauvage...
Merci à toutes les équipes qui ont travaillées très dure cette année encore, pour le plus grand plaisir des nombreux visiteurs ayant bravés les intempéries.

Vivement la 10ème qui promet, comme toujours beaucoup de surprises, de vagues et d'ambiances cuivrées !
Rendez-vous pris à Manapany pour 2010...

Babou B'Jalah & Guiyom

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Le 28 septembre 2009

Fanfare hilarante

Ils nous viennent du Maine et Loire.
Ils défendent les couleurs d'un folk alternatif, empli d'humour, nouveau. Les rythmes tziganes, yiddish et ska n'ont sûrement aucun secret pour eux. les dignes héritiers de la famille Godillo étaient de passage à La Réunion, dans le coin cher à Luc Donat. Groupe phare du Manapany Surf Festival 2009, Santa Macairo Orkestar a martelé les esprits pour longtemps.

Santa Macairo Orkestar

A quand leur prochaine prestation à La Réunion ?

Babou B'Jalah

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Le 28 septembre 2009

On aime ou on aime pas...

Question accordéon, il fallait oser programmer ce duo atypique,
qui propose une musique que l'on qualifierait, sans méchanceté pourtant, archaïque. 21 boutons nous rappelle que La Réunion d'autrefois profitait des airs de scottish, de mazurka, de quadrille, et j'en passe. ce n'était certes pas du goût de tout le monde.
Mais cela correspond bien à l'esprit du Manapany Surf Festival, c'est-à-dire faire découvrir l'originalité, la diversité de la musique.

Babou B'Jalah

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Le 28 septembre 2009

Magic Reggae

Le Manapany Surf Festival ne pouvait trouver mieux.
A l'affiche, c'est un des meilleurs groupes de reggae de la place. Ti Rat nous a propulsé sur la rouge planète Reggae.

Il a aussi fait une surprise de taille. deux enfants, tromboniste et trompettiste, ont fait le show à ces côtés, ses enfants.

La jeunes section cuivre de Rouge Reggae

Bel exemple de transmission !

Babou B'Jalah

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Le 28 septembre 2009

Lao, là haut ...

Lao a soufflé un air frais sur la scène du Ti Coin Charmant.
Sa prestation était d'une grande qualité. Ce groupe propose une musique épicée, mais non moins poétique. Il allie avec brio le fonnkèr et les musiques réunionnaises et de l'océan Indien. Le groupe accueille depuis un an un spécialiste des instruments à vent en la personne de Nicolas Maillet, et plus récemment un deuxième percussionniste, Nicolas Poullet, est venu surenchérir la valeur de cette formation.

Lao prend au fil du temps une stature de groupe phare des scènes réunionnaises. les festivaliers ont apprécié. Et on comprend facilement pourquoi.

Babou B'Jalah

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