Brèves

Le 01 juillet 2010

SAKI... RODE !

La chasse aux trésors du Sakifo...
Un trésor SAKIFO est enfoui dans un lieu mystérieux sur l’île de La Réunion…
Pour aider les pirates à le retrouver, trois indices seront délivrés sur les médias
réunionnais. Celui qui saura déchiffrer l’énigme gagnera le trésor du SAKIFO !

Le trésor

2 pass VIP pour les 4 jours de concerts du SAKIFO,
un an d’abonnement au journal Le Quotidien,
un téléphone Orange mobicarte,
2 T-Shirts, 2 casquettes et une tunique de L’Effet péi aux couleurs du SAKIFO,
des CDs des artistes qui jouent au SAKIFO et du label SAKIFO RECORDS,
et une surprise riche en émotions !



Les indices

Moussaillon, si tu veux retrouver le trésor, sois à l’affût :
• Le 8 juillet, le 1er indice figurera sur la page Facebook du SAKIFO.
N’oublie pas de devenir fan de la page Facebook du SAKIFO pour le découvrir!
• Le 15 juillet, le 2ème indice sera diffusé sur l’antenne de RFO Radio entre 11h et midi dans l’émission « Le tour de l’ïle en 35 jours » présentée par Jean-Claude et Ludovic.
Tu pourras le retrouver sur le site Sakifo d’Orange Réunion dès le 16 juillet.
www.reunion.orange.fr/sakifo
• Le 22 juillet, le 3ème indice paraîtra dans le journal le Quotidien.

Chaque indice te fait deviner un mot-clef. Les trois mots-clef te feront trouver un lieu.

Publie ta réponse (les trois mots-clef et le lieu) sur la page Facebook du
SAKIFO et le premier qui donnera les bonnes réponses remportera le butin !
SAKIFO contactera le gagnant par messagerie Facebook.

Le règlement du jeu SAKI RODE, la chasse au trésor du SAKIFO, est disponible sur demande à l’adresse sakirode(at)sakifo.com ou sur le site http://2010.sakifo.com.

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Reportages

Le 10 juin 2010

Christine Salem embassadrice du Maloya

au Palais Royal le 21 juin...
A l'occasion de la fête de la musique dont le thème cette année est "musique au féminin", le Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand a invité Christine Salem pour un concert unique et exceptionnel le lundi 21 juin 2010 dans les jardins du Palais Royal à Paris.

Christine Salem et son groupe partageront la scène avec Cantu In Paghjella, Madjo, Amparo Sanchez et Buika.

Cette invitation fait suite au classement du maloya au patrimoine immatériel de l'Unesco. Christine Salem offrira en avant première quelques morceaux de son nouvel album dont la sortie officielle est prévue en Métropole en novembre 2010 et à la Réunion en février 2011 sous le label Cobalt.

Avis aux parisiens ou aux gens de passage, RDV au Palais Royal à 19h00 le 21 juin!

© Agence Vekha - Valérie Koch

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Interviews

Le 04 juin 2010

INTERVIEW VINCE – VINCE CORNER SAKIFO 2010

Akout : Le Vince Corner sera pour la deuxième année consécutive une scène officielle du Sakifo Festival.
On peut imaginer que tu es heureux et fier d’affronter ce chalenge une nouvelle fois ?

Vince : Je ne peux qu’être content que l'équipe du Sakifo ait voulu renouveler l'expérience. L'année dernière, c'était vraiment expérimental. Nous pensions qu'une scène alternative, axée sur la convivialité avec le public, avait sa place sur le festival. Vu les retours qu'on a eu pour 2009, on remet ça. L’année dernière le Vince Corner n'a pas joué le jeudi à cause du vent. Toute l'équipe a été déçue, mais on s'est bien rattrapé, les groupes on joué le jeu et il y a eu des moments énormes!
En plus on affine notre manière de faire avec Jérôme Galabert et son équipe. 


Akout : On ne change pas une équipe qui gagne… Ton staff reste le même, il est peut-être même enrichi ?

Vince : Ah oui !!! Bien sûr !! La première édition a motivé pas mal de monde qui gravite autour du sound Ker Faya. Avec Jérôme on s'est dit qu'il faut continuer à faire ça en famille et j'ai intégré plusieurs personnes dans l'équipe. En plus ce sont des ambianceurs... ça promet. Chacun sait ce qu'il à faire, on se fait confiance, nous avons toujours tourné comme ça.


Akout : Après le changement de scène de dernière minute en 2009 (le vent un peu trop de la partie !), quelle configuration devrait prendre le « Corner » cette année ?

Vince : Le Corner devrait rester par là avec quelques changements bien sûr.  Il y aura une scène de 60-80 cm de hauteur. 15 kilowatts de façade (Kanka oblige)... le reste c'est encore une surprise...




Akout : La programmation du Sakifo 2010 a récemment été dévoilée, on peut y voir un certains nombres de groupes locaux qui se produiront sur ta scène.
C’est vraiment une belle occasion de mettre en avant les productions made in La Réunion.

Vince : Les groupes locaux on certainement besoin d'être confronté a un public aussi varié que celui du Sakifo, tout en restant dans une ambiance chaleureuse. Il ya 50% de groupes locaux. Il y a 1 groupe en particulier que j'ai hâte de voir jouer. C'est Malouz !!! (Roberto mon chanteur carry feud'bwa). Le groupe a vraiment progressé depuis quelques années. Mais je pense qu'il va bien flipper aussi. Mangalor va mettre le feu au Corner, l'année dernière ils ont joué sur Terre Sainte. C'est important que les locaux soient mis en avant. Pas parce qu'il faut, mais parce qu'ils sont bon. La Réunion c'est un gros vivier d'artistes très talentueux !!! Beaucoup d'artistes extérieurs sont scotché de voir jouer certains groupes... Mèt’ enkor la pa ‘sé

Akout : On retient par exemple Rouge Reggae vs Costa, que l’on a déjà eu la chance de voir à La Ravine Saint Leu.
C’est le genre de formule expérimentale qui convient bien à ta scène ?

Vince : Après la session à la Ravine St Leu, je voyais bien Rouge Reggae avec Yann sur le Corner. Je pense qu'il a trouvé une bonne formule qui va faire des ravages sur l'île. Ti Rat a toujours été hors des sentiers battus avec REGGAE MADE IN ST ANNE. C'est du Rouge Reggae mis en son par Costa. Sur le Corner tu es à moins d'un mètre du groupe et avec l'énergie que dégage Rouge Reggae je pense que ça va mèt  la vibes bien loin  !!!


Akout : Au total le Corner ca devrait être combien de concerts ?

Vince : A la fin du festival 2009 on s'est dit, il faudrait peut être mettre moins de groupes. Dans l'élan, cette année il y en aura 14.  (12 en 2009). …….




Akout : As-tu carte blanche pour moduler la programmation du Vince Corner selon tes souhaits ?

Vince : Aujourd'hui la programmation est complète à 98% et les ordres de passages sont calés. La programmation nous la travaillons à 3 : Fanny, qui est chargé de prod et que je connais depuis un moment maintenant, Jérôme et moi. Cette année ça a commencé par une question de Jérôme : " Tu vois qui sur le Corner ? " et après c'est parti. On  déballe tout et on y va …. Je ne vais pas vous décrire une séance de travail. Mais c'est comme ça. C'est une équipe. Comme dans toute équipe, chacun donne son avis...


Akout : Plus que jamais ce sera l’endroit alternatif du Festival pour découvrir ou vivre des événements à part ?

Vince : L’année dernière certains concerts m'ont marqué, comme celui d'Héléna Esparon. Beaucoup de personnes la découvraient. Les festivaliers ont été charmé par son émotion, sa voix ... Je ne pense pas que l'effet aurait été le même sur une autre scène du Sakifo. Le public était au bord des larmes. Ceux qui ont assisté au show de Congopunq ont certainement compris l'enjeu de cette scène. A cause du vent le 1er concert de Congopunq a été déplacé sur La Poudrière. Le lendemain ils ont joué sur le Corner.  L’ambiance n'était pas la même. La participation du public non plus. Prendre l'énergie de ZONG en pleine face à 16h le dimanche c'était énorme !!!
FéFé a testé une partie de son show sur le Corner, il a pu draguer officiellement le publique sur scène...  Le Vince Corner c'est " Vien na mèt ansam pou enn lambians pli gadiam"!!




Akout : Quelle place aura le Ker Faya Sound System sur le Corner ?

Vince : Ker Faya ouvre le festival tous les jours avec les sélectas « I Man » et « Rasvi ». Cette année nous allons faire en sorte que le platines soient toujours branchées et prêtes à tourner. Ker Faya fait le lien sur le Vince Corner.  Nous allons clôturer le samedi en after de 2h à 5h avec quelques surprises et une combinaison avec le groupe de reggae de Dos d’Ane Freedom Call… A suivre  


Akout : Parmi les nombreuses surprises qu’il reste au programme… une petite pour nos lecteurs ?

Vince : c’est une une surprise ou pas… (smile !)


Akout : Tu es résolument fan de reggae, qu’est ce que tu penses de la venue d'Alborosie sur cette édition du Sakifo ?

Vince : Puppa Albo come ya !!!!!!!! PPPPPPPPRRRRRUUUUUUUUAAAAAAAAHHHHHHH !!! Vien cherché fréro !! Voilà ce que j'en pense. Enorme, Murda, Wicked !!! Alborosie c'est tout simplement un ovni sur la planète reggae. Fin 90 début 2000 il marque le Reggae Sunsplash avec son groupe. C'est le premier groupe non jamaïcain à faire autant l'unanimité en Jamaïque. Finalement il est resté en Jamaïque pour s'occuper d'un label, enregistrer des artistes comme Les Nubians, Alicia Keys, Manu Chao... Puppa Albo est devenu un des nouveaux piliers du reggae : producteur, auteur, compositeur, interprète, musicien, ingénieur son... tout le monde veut travailler avec lui parce qu'il a une vibes oldies adaptés à nos jours. Sur scène il fait des merveilles, ça promet d’être très chaud sur Salahin.
Té di banna mank pa sa !!!


Akout : Vince, merci beaucoup. On attend avec impatience le 4 aout pour se rendre à Saint Pierre et découvrir l’édition 2010 du Sakifo Musik Festival.

Vince : Nous aussi, le Corner Team est en préparation… en mode KER FAYA

Interview réalisée par Guillaume Peroux / Akout.com

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Chroniques Albums

Le 01 juin 2010

Just be good Tumi !

Pick A Dream...
2010, Afrique du Sud... année du foot ? Nan nan, passe ton chemin ami cramponné, on n´est pas là pour parler ballon, mais de la troisième livraison discographique de Tumi & The Volume ! Leur précédent effort avait déjà fait pas mal de bruit, il est fort à parier que ce nouvel opus soit l´album de la consécration. Pick a dream enfonce le clou encore plus fort, un disque concis (40 minutes, le timing idéal pour un LP) qui installe le groupe en première division catégorie hip hop. Loin, loin des clichés du rap bling bling qui nous ressasse les sempiternels clichés « flouze, bagnole et bimbos », la dream team australe est fidèle à son étiquette «joué-sur-vrais-instruments-garanti-sans-beats-préfabriqués », dans la lignée funky des Roots de Philadelphie ou des Hocus Pocus de Nantes.

Déjà, un album de rap qui débute sur un rythme 6/8 ternaire, c´est pas commun...Certains titres lorgnent vers un crossover pop du meilleur goût et au fil des morceaux s´incrustent des invités inattendus : Fixi de Java est venu poser son accordéon musette et l´ami Danyèl Waro s´est caché en bonus track pour une nouvelle version de son Tine Blues en duo avec Tumi.

Plus aérien et plus varié que l´album précédent, Pick a dream possède cette magie des disques évidents, qui vous tapent dans l´oreille dès la première écoute et qui vous font presser la touche « repeat ». Un bien bel album, et ce serait dommage de vous passer de sa version CD et de sa mise en images signée Hippolyte, illustrateur familier de la Réunion.

Pump up the Volume & dance !

Tahitiansunset

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Chroniques Albums

Le 26 mai 2010

Groovecello

Zembrocal Musical
Décidément, les amours du violoncelle et du maloya sont au beau fixe. Après la confrontation Vincent Ségal - Nathalie Natiembé sur l´album Karma, c´est au tour du violoncelliste hollandais Ernst Reijseger de mêler ses cordes au rythme emblématique de la Réunion.
Ernst Reijseger, c´est un peu l´électron libre du violoncelle : sa discographie témoigne d´une ouverture musicale sans limites, aux frontières du jazz et de l´avant-garde.
Suite à un voyage à la Réunion, il fait connaissance avec la Famille Lélé et tombe sous le charme du maloya. Si Karma évoluait dans les fumées du maloya rock, Zembrocal musical nous ramène sur les terres du maloya traditionnel avec Groove Lélé. La troupe joue ici la carte de l´ouverture amorcée avec Zelvoula, le dernier album de Granmoun Lélé qui croisait le fer avec le salegy de Jaojoby et le sax free de Prof Jah Pinpin.
Donc Groove Lélé pour le maloya, Ernst Reijseger aux cordes, mais aussi le chanteur sénégalais Mola Sylla et le percussionniste atypique Alan Purves : l´album mérite bien son label Zembrocal !  Belle réunion donc que ce violoncelle qui se caméléonise sur les rythmes du maloya, à coups d´envolées lyriques ou de slaps funkysants sur Oh Lélé. Constat évident : le maloya peut se nourrir de toutes les musiques sans y perdre son âme et donc rayonner bien au-delà des frontières de la Réunion...



Ce disque a été enregistré en public lors de concerts en Gironde en juillet 2009 par le prestigieux label allemand Winter & Winter. Tout comme son voisin munichois ECM, ce label se distingue par une ligne éditoriale qui fait fi des étiquettes et publie régulièrement de beaux disques-objets, aux superbes pochettes en carton gaufré. Bingo pour Groove Lélé qui bénéficie donc d´une solide diffusion internationale ! Maloya all over the world, the time is now !
Ami lecteur, va donc pas télécharger ce disque je ne sais où, y´a pas d´excuses pour se le procurer facilement !

Tahitiansunset

PS : Monsieur Winter : l´oiseau sur la pochette, c´est le dodo mauricien, souvent confondu avec l´Ibis de la Réunion. Confusion entretenue par un certain breuvage alcoolisé sans doute ;-)

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Chroniques Albums

Le 20 mai 2010

Ousanousava...

A la la nou le laaaa...
Contre vents et marées, 26 ans de carrière, une bonne dizaine d´albums au compteur, le premier en 1984 (ZE cassette, une des meilleure vente à La Réunion) et voilà pour vos oreilles le deuxième live du groupe. Le premier de 2004 était enregistré à domicile, le match retour se joue en métropole !  

"A la la nou le laaaa..."

Tremble Montpellier ! Ousanousava est sur la place !
Avec un répertoire conséquent dans ses valises, cruel dilemme...  tant de tubes attendus par le public, comment tout faire rentrer dans l´espace-temps d´une soirée ?
La bande à Joron a trouvé la solution : au menu, un "Sauté séga" et un "Shop sue" maloya, deux pots-pourris pas piqués des hannetons, survol du répertoire d´Ousanousava, mais aussi, et encore et toujours, les ségas inoubliables de leur père Jules Joron (d´ailleurs, ça serait cool de rééditer les galettes de Jules Joron avec André Philippe publiées à l´époque sur le label Dindar !).  
Aux côtés de ces standards, des chansons plus récentes, qui racontent l´exil, l´éloignement ("Yo ko ke ou sava", "Meme si ou le loin") et une farouche attache à la culture et à l´identité réunionnaise. Climax bien sûr avec "Grand mere", un des hymnes phare du groupe. Ek en prime un inédit "Kaniki latèr", texte engagé sur les exclus de toute la planète "Asie, Mali, Bolivie, bann profiteurs la vole zot vie..."

Le tout chaleureusement défendu sur scène avec sincérité, et une cohésion musicale rare...

Vox populi, vox Dei : Ousanousava est le groupe réunionnais qui a le plus de fans sur le réseau social Boyocabri !

Tahitiansunset

En savoir + sur Ousanousava

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Reportages

Le 13 mai 2010

Tempo Festival… Deuxième

Ce soir l’équipe Akout n’est pas en reste avec 2 groupes à la carte : Duo de Natiembé et Mounawar.

Nous commençons avec l’étonnante Natiembé. Et oui étonnante car cette fois cette grande dame nous a servi un maloya qu’on pourrait qualifier de « transcendantal ». Accompagnée par Fréderic Piot aux percus et Costa (qu’on ne présente plus) aux effets sonores, un rien psychédéliques. Un univers « à prendre ou à laisser », sans compromis et fort de l’identité Natiembé comme l’illustre si bien le titre « Ti kaf’ Natiembé ». Le public, un peu décontenancé, n’aura cependant pas fait le déplacement pour rien.
Natiembé nous offre un vrai partage d’elle-même, intime et douloureux.
C’est un duo ou devrais-je dire un trio haut en couleur, une puissance rythmique et un vocal envoûtant et hypnotique, enrobés de sons électro et autres reverbs.



> Voir la vidéo de Nathalie Natiembé ici...

Nous faisons une courte pause, histoire de reprendre nos esprits, un verre à la main, bercés par la playlist de choix proposée par Ker Faya Sound System et nous voilà repartis pour le 2ème round de la soirée : Mounawar.

La foule se presse et se masse déjà électrisée aux pieds de la scène. Le show démarre et visiblement Mounawar n’a pas son pareil pour « ambiancer » son public.
On se balance, on danse, on saute et on finit par crier aux sons de ces trois acolytes.
Mounawar (lead singer/composer, guitare) accompagné de Jérémie LAPRA (chœurs, basse, contrebasse) et Didier DIJOUX (chœurs, percussion, batterie) ont donné sans compter et en toute  simplicité. Chaque titre est une invitation à un nouveau voyage.
Il y a quelque chose de hip hop, de rock, d’africain dans leur musique, quelque chose de J.Hendrix ou encore de Keziah Jones dans l’attitude. De vraies rock stars !



> Voir la vidéo de MOUNAWAR ici...

Merci a zot ! Quelle soirée, riche en émotions.

S.C.

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Reportages

Le 12 mai 2010

Tempo 2010... Première !

La nuit est tombée et la foule envahie le parc du 20 décembre de Saint Leu. Le Tempo est donné de suite par la « dream team » du Ker Faya Sound System. Le son est roots, puissant et les galettes vinyles s’enchainent avec précisions.

Arrive l’heure d’ouverture pour la première soirée de concerts de cette édition 2010 du Festival, c’est la récente formation Shazam qui se lance. Dès les premières notes, on sent le public un peu désorienté face à cette musique qui vous plonge dans un univers baroque. Il émane quand même une touche certaine de Lo Griyo, un savoir faire que l’on reconnait déjà comme une référence. Et ti pa ti pa, nous voilà embarqué dans cette fusion de vieux standards, nous offrant le voyage dans un lointain Maghreb ou bien encore dans les contrées Afghanes. Un très beau répertoire habillement arrangé et fortement pimenté par de superbe solo de chacun des protagonistes. Une très bonne entrée en matière pour Leu Tempo et une envie immédiate d’en avoir encore plus…



> Voir la vidéo de SHAZAM ici

Le temps de se frayer un chemin jusqu’au bar pour se rafraichir, en écoutant
de bon vieux riddims old school, savamment balancés par Vince et ses acolytes…
…et c’est au tour du groupe Jaboticaba d’entré en scène. Pour ceux qui les connaissent déjà depuis un moment, on voit de suite que quelque chose s’est passé. Le nouveau Jaboticaba est arrivé ? Toujours est-il que le son en façade est massif, la voix de Virginie profonde et maitrisée, qu’elle nous offre même un jeu de scène très sensuel, l’ensemble a vraiment de la gueule. Les chansons s’enchainent et plus on avance dans le spectacle, plus il est difficile de ne pas succomber aux charmes de leurs musiques. On passe d’un registre de chansons folk rock, à un paysage jazz « New Orleans » sans broncher, en se laissant prendre au jeu de cette joyeuse harmonie.
On comprend que le groupe a atteint un nouveau stade dans son développement. Une chose est sûr il communique un vrai plaisir quand il foule les planches et il n’y a pas moyen, c’est réciproque. Une grande dose de bonheur partagée…



> Voir la vidéo de JABOTICABA ici

Vivement ce soir, pour vivre la deuxième partie des événements musicaux du Festival Saint Leusien, avec au menu un Duo de Natiembé, suivi d’un Mounawar comme toujours servi bien chaud !
A demain pour lire la suite de ce Festival pas tout à fait pareil…

G.P.

SHAZAM : Kaina ZAIMEN, Nicolas MAILLET (clarinette, flûte), Luc JOLY (Saxophones), Sami PAGEAUX WARO (Batterie, Percussions) & Brice NAUROY (Ingé Son).

JABOTICABA : Virginie MARIE-LOUISE (voix, chœurs), Julien BARNOIN (guitare), Nicolas MAILLET (clarinette, flûte), FEVER (batterie) & Yann COSTA (Ingé Son).

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Reportages

Le 30 avril 2010

Séga Maloya à la Cité

Paris, 24 avril 2010.
Au programme, une grande célébration de la musique réunionnaise, c´est parti pour plus de 5 heures de rythmes enivrants ! Ca démarre très fort avec les Tambours Sacrés de la Réunion qui se produisent sur le parvis de la Villette. Héritage des temples tamouls indiens, cette tradition musicale a disparu de sa terre d´origine mais a heureusement été sauvegardée à la Réunion. Le volume sonore est stupéfiant, on doit les entendre à 2 kilomètres à la ronde !
La sécurité du Parc de la Villette flippe en voyant les braises destinées à chauffer la peau des tambours, mais après quelques explications, la démonstration reprend de plus belle. Suivie par les badauds, la troupe entame ensuite une procession chorégraphique vers le hall de la Cité... final en transe avec une amplitude sonore décuplée par l´acoustique cathédralesque !

Pour se remettre de nos émotions avant la grande messe maloya qui débute à 20 h, rien ne vaut un bon sauté mines déniché dans le quartier... il fait toujours aussi beau, quelques degrés de plus et on se croirait presque sur l´île...

Le ventre bien rempli, il est grand temps de recevoir à "mangé pour le coeur" ! . Direction la salle des concerts pour plus de deux heures de maloya. Un théâtre superbe avec installations tip top, ça promet d´être chaud. La salle est quasi pleine, le public attend sagement assis sur les fauteuils. M´est d´avis qu´on va pas rester assis longtemps, pas possible d´écouter du maloya dans ces conditions, et tant pis pour les quelques grincheux qui nous feront signe de nous asseoir !
Urbain Philéas ouvre le bal, accompagné de 7 musiciens de la famille Lélé. "Komen il éééééé ??!!!". C´est encore un peu tiède dans la salle, mais bientôt le devant de la scène est envahi de danseurs, portés par l´énergie intense qui arrive du groupe. Certains morceaux sont enrichis par la participation des Tambours Sacrés, le répertoire oscille entre compositions inédites et standards du regretté Granmoun Lélé. Le set s´achève justement sur "Soleye", un marmay (5 ans à peine...) s´installe derrière un tambour, belle image d´une tradition qui va de générations en générations, final en apothéose...


C´est l´heure de l´entr´acte avant de retrouver le maloya de Gramoun Sello qui a la lourde tâche de remplacer Firmin Viry, empêché à la dernière minute. Mission largement accomplie ! Un concert sans relâche par un vétéran du maloya traditionnel, Gramoun Sello est indiscutablement un grand parmi les grands. Le public est massé devant lui et danse, partout les yeux brillent de joie. Tout de blanc vêtu, Gramoun Sello harangue le public, soutenu par des musiciens qui connaissent toutes les ficelles du maloya (mention spéciale à Laurent Dalleau : le voir chatouiller ses congas est un spectacle à lui tout seul !)


Ca vous a plu hein ? Vous en voulez encore ? On est pas fatigués et c´est pas fini... A peine sortis de la salle, retour dans le hall de la Cité : "Tonton" René Lacaille et son orchestre familial l´a paré décor pour tit bal Sam´di ! Dans ce grand hall de béton au bal la poussière zot´ l´est invités ! L´orchestre y envoie séga, maloya, rythmes sud-américains, tout le monde y danse séga, Zoreil aussi dans le tas ! René quitte un moment la scène pour laisser ses musiciens entamer un "Rest´la maloya" de toute beauté. J´ai encore assez de réflexes pour sortir mon minuscule appareil photo et immortaliser ce moment, excusez le son précaire et les images qui vibrent, c´est l´émotion ! Derrière moi, une belle inconnue accompagne toute la chanson de sa voix, l´émotion est palpable... On voudrait que ça dure toute la nuit, malheureusement les organisateurs nous ramènent à la réalité... tout a une fin, c´est l´heure de rentrer, snif... On murmure que Firmin Viry pourrait revenir faire un concert ici... Ah oui, ça serait bien...

Le lendemain, Mayotte est à l´honneur et la famille Lélé est programmée dans le Maine-Et-Loire... Appel aux programmateurs de métropole : le maloya on aime ça !
Tahitiansunset

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Brèves

Le 19 avril 2010

Cycle Afrique du Sud

Danse, théâtre et musique
Le 11 février 1990, Nelson Mandela est définitivement libéré, mettant fin à la clandestinité de l’ANC et accélérant le processus de sortie du régime d’apartheid que le pays subissait depuis des décennies. 20 ans après cet acte majeur de la vie politique internationale, comment les différentes communautés du pays vivent-elles et dans quel avenir se projettent-elles ?

En 2010, l’Afrique du Sud est aussi le premier pays africain à organiser la coupe du monde de football, plus grand évènement planétaire après les jeux olympiques. C’est un formidable défi pour le pays. L’attente de la population est immense autant sur les enjeux économiques que sur la place du pays dans le concert des grandes nations.

Profitant de cette convergence d’événements et d’atouts, le Parc de la Villette met un coup de projecteur sur la scène sud-africaine pour en souligner la forte originalité artistique.

Plusieurs dizaines d’artistes, entre jeune génération et figures emblématiques du pays, viendront témoigner de la richesse de ce pays, sa diversité, ses différentes langues, ses traditions comme sa relation à la modernité.

Via Katlehong / Lindigo ouvrent le bal avec Umqombothi Kabar, fruit d’une rencontre originale entre danseurs sud africains et musiciens de l’Ile de la Réunion.

Robyn Orlin reprend sa célèbre pièce "Daddy, I’ve seen this piece 6 times before and I still don’t know why they’re hurting each other".

Mpumelelo Paul Grootboom (pour la première fois en France), jeune metteur en scène surdoué présente "Foreplay", une pièce charnelle à la poésie crue et à l’humour grinçant.

Ce cycle sera l’occasion pour Johnny Clegg de faire son retour sur la scène parisienne.
Un grand concert réunira, pour un plateau exceptionnel, les Mahotella Queens et Hugh Masekela.
Et enfin en clôture, un concert hommage à Nelson Mandela sous la direction artistique de Cheik Tidiane Seck. Juke Box Live for Mandela réunira, entre autres, Amadou & Mariam, Toure Kunda et Manu Dibango.

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