Lo Rwa Kaf
Lo Rwa Kaf

Lo Rwa Kaf

Maloya

Player Audios

somin galise
Play all

somin galise

Année : 1992
(CD)

Suite

somin galise

tradition maloya

album inconnu

Biographie de Lo Rwa Kaf

Serviteur du Maloya à une période où celui-ci était interdit, il fut l’un des acteurs majeurs de sa survie à La Réunion ainsi que l’un de ses meilleurs interprètes. Moins connu que ses pairs en métropole malgré ses passages à Angoulême en 1984 et à l’Olympia en1992, il a réalisé ...

Serviteur du Maloya à une période où celui-ci était interdit, il fut l’un des acteurs majeurs de sa survie à La Réunion ainsi que l’un de ses meilleurs interprètes. Moins connu que ses pairs en métropole malgré ses passages à Angoulême en 1984 et à l’Olympia en1992, il a réalisé deux albums : Somin Galisé et Tradition Maloya chez Discorama.

Autre fait d’armes et non des moindres, il fut, par son appellation même - le Roi Cafre, le Roi des Noirs - l’un des premiers artistes à donner une connotation positive à la négritude réunionnaise. Surnommé Lo Rwa dès l’enfance car seul garçon de la fratrie, Gérose Barivoitse se vit attribuer l’épithète Kaf par son patron de l’époque un gros blanc chez qui il travaillait, et qui se demandait pourquoi on l’appelait toujours le Roi, lui ce journalier agricole ? La réponse obtenue, il décréta, que si roi il devait être, alors ce serait celui des Kaf et c’est ainsi qu’il garda ce nom !

Des origines malgaches assumées.

Plus tard l’ironie de l’appellation allait se muer en réél titre de noblesse pour nombre de réunionnais. En cela, les amoureux du Maloya savent qu’ils ont perdu un grand homme auquel ils ne devront pas manquer de rendre hommage car il fut l’un de ces anciens qui essuyèrent les plâtres à une époque où il n’était question ni d’enregistrement, ni de tournée mais plutôt de répression et de raillerie si l’on assumait ne serait-ce qu’en chantant la malgasité et à fortiori l’africanité. Descendant d’une grand-mère malgache du pays antandroy, il ne manqua pas à l’instar de Granmoun Lélé, de reprendre des chansons de la Grande Ile qu’il avait tellement entendues gamin, qu’il savait qu’elles faisaient partie de lui. Il ne parlait pas malgache mais se rendit sur la terre de ses ancêtres à l’aube des années 80. Loin des grands discours, il a transmis son expérience de maloyèr aux membres de sa famille, mais aussi à des chercheurs et à d’autres artistes. Conteur reconnu dont l’œil malicieux trahissait une humeur heureuse, c’était un vrai roi de l’histoire créole, des devinettes ( sirandade ).

( c ) Article rédigé par Stéphane Delphin


+Voir la suite